Présentation du R3S

Qui sommes-nous?

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C’est qui R3S?

Le Réseau Sandock Solidaire dans le Social est une organisation à but non lucratif,apolitique et non confessionnel crée par des filles et fils de Sandock qui, soucieux de la situation de précarité d’un bon nombre de ménages du terroir, ont décidé d’agir en menant des œuvres sociales.
Son objectif est donc de lutter contre l’extrême pauvreté et de défendre l’accès aux droits fondamentaux dans l’espace Sandock.

La pour principales missions d’apporter protection et assistance aux populations vulnérables de la localité de Sandock par des œuvres de sociales.
Le réseau mobilise la communauté pour la réalisation de projet d’intérêt général ou de solidarité à l’égard de ceux qui ont besoin d’être soutenus en fonction de la vulnérabilité et de la situation humanitaire. Mot du coordinateur
Chers partenaires locaux et internationaux, chers bénéficiaires
,
Des femmes et des hommes de Sandock, unis dans leur diversité, ont créé ce réseau pour soutenir les couches les plus vulnérables avec une perspective de résilience face aux diverses facettes de vulnérabilité.
Notre Intervention s’articule autour du Social avec :
  • Comme devise et dénomination R3S:Réseau Sandock Solidaire dans le Social.
  • En trois axes :
    1. Mobiliser nos énergies pour Sandock Agir ensemble pour Sandock – Servir Sandock.
    2. Trois défis à relever :
      1. Solidarité
      2. Soutien aux plus vulnérables
      3. Sucés dans la Résilience Sociale.
    3. Trois valeurs (3S) :
      1. Synergie dans l’action
      2. Soutien mutuel
      3. Sentiment d’appartenance à Sandock
C’est donc avec un immense plaisir, un engagement sans faille que le comité que je coordonne s’est attaché à animer cette noble action de soutien à des populations qui en ont plus que besoindiv>

Terroir de sandock

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Position géographique et population de Sandock

Sandock est une contrée historique qui était composée d’une vingtaine de villages morcelée actuellement par les découpages administratifs en deux communes: Ndiaganiao et Tassette.
La plus grande partie de cette zone traditionnelle se trouve dans la commune de Ndiaganiao et constitue avec les zones de Ndiaganiao et des Bas-fonds les trois composantes géographiques de cette commune.
Elle occupe la partie sud-ouest de la commune de Ndiaganiao et est limitée :

  • Au Nord par la partie des Bas-fonds;
  • Au Sud par la commune de Sandiara ;
  • A l’Est par la partie Ndiaganiao ;
  • A l’Ouest par les communes de Tassette et Sindia.
Cette partie de Sandock compte 15 villages pour une superficie d’environ 150 km2 avec une population majoritairement jeune et estimée à 16164 habitants en 2018 répartis en 1422 ménages. . Les sérères constituent l’ethnie la plus représentée avec plus de 96 % de la population suivis respectivement des pulaars et des wolofs. Dans cette partie du Sandock dans la commune de Ndiaganiao, on retrouve les villages de Ngakhaye, Séssene (avec son hameau de Sékar), Ndadafakh, Keur Malick Ndiaye, Sanghaye, Sousoung (avec ses hameaux de Mbeféthie, Diender), Sousoung peulh, Ndiarao (avec son hameau Woular), Kouthie, Ndingler (avec ses hameaux Sanghay, kojile et khohothie), Ndioudiouf, Ndorong, Mbafaye, Gninging.
Les villages restant se trouvent dans la commune de Tassette ; il s’agit de Kasmass, Khabane, Thiénéba et Pamel.
La population cumulée de ces deux composantes de Sandock tourne autour de 20 000 habitants. La densité est de 133 habitants/km2.
L’agriculture et l’élevage qui dépendent exclusivement des conditions climatiques locales constituent la principale activité des populations

Genèse du R3S

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Devenir bénévole
Parce qu’il y a toujours plus de rêves à réaliser et des personnes vulnérables à soutenir, l’engagement de nouveaux bénévoles est indispensable et important pour la poursuite de la mission du réseau R3S.
Vous avez du temps, des compétences, des idées ? Vous partagez notre vision et nos valeurs ?
Vous avez entre 16 et 99 ans et vous souhaitez vous engager bénévolement aux côtés du R3S?
Rejoignez notre réseau avec des hommes et des femmes qui mettent chaque jour leur talent, leurs compétences, leurs idées ou leur temps libre au service de la cause des personnes démunis.
Etre bénévole au sein du Réseau Sandok Solidaire dans le Social, c’est :
  • Une aventure humanitaire et sociale exceptionnelle ;
  • Une équipe soudée ;
  • Des actions sociales, un enrichissement et un épanouissement personnel.
Devenez bénévole et rejoignez une équipe dynamique pour partager des moments cruciale avec des populations vulnérables !
Veuillez adresser votre demande à! infos@r3s-sandock.org

Nos objectifs

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  1. Assistance des personnes vulnérables durant les périodes de soudure.
  2. L’agriculture et l’élevage, principales activités de la localité dépendent totalement des aléas climatiques.
    Il est alors fréquent de constater en période de soudure des cas de famines dans de nombreuses familles.
    Ces dernières ont prioritairement besoin d’assistance et de soutien en termes de vivres.
  3. Parrainage d’élèves issus de familles démunis en période de rentrée scolaire.
  4. Il est également très fréquent de constater en début ou au cours d’une année scolaire, beaucoup d’élèves être confrontés à des difficultés d’inscriptions, d’achat de fournitures scolaires ou simplement à des conditions d’apprentissage très délicates.
    Le réseau se propose de les identifier en toute transparence et de leur venir en aide à travers des bourses scolaires.
  5. Soutien à toute autre crise humanitaire non attendue
  6. Le réseau est également sensible à toute autre crise humanitaire non attendue à l’image de la présente pandémie à COVID 19 que l’humanité est en train de vivre.
    Il met en place des mécanismes de réponse appropriés selon la nature de la crise.

Réalisations

Domaines d'interventions

Agriculture

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Situation de l’agriculture dans la zone de Sandock

Elle repose à la fois sur des cultures de rente tels que l’arachide et le niébé mais également sur les cultures vivrières de subsistance que sont le mil et le sorgho.
Elle dépend exclusivement des conditions climatiques locales et constitue avec l’élevage les deux principales activités des populations de Sandock.
Cette activité est pratiquée de façon traditionnelle avec la traction animale, tout se fait avec la force de l’homme et de l’animal oubliant parfois leurs bien-être.

Pratique de l’agriculture par traction animale dans un village de Sandock
Les femmes subissent les conséquences de cette non mécanisation puisse qu’elles participent aux activités agricoles notamment au moment des récoltes oû des activités telles que le battage et le vannage de l’arrachide sont effectuées par la force de leurs bras.
En outre, on assiste de plus en plus à un déficit de la pluviométrie entrainant de faibles rendements exposant ainsi les populations à plus de vulnérabilité.
Sources potentiels de diversification de la production agricoles dans le Sandock.
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Dans le Sandock il y a 3 forages pour les 15 villages ; il s’agit du forage de Ndiarao, de Mbafaye et de Sousoung. Ces forages ont souvant connu des problèmes (pannes, frais de fonctionnement élévés…) et sont sous exemploités par les populations.
Un fonctionnement à temps plein et une exploitation rationnelle de ces forages permettraient une diversification des produits agricoles et constitueraient une transition d’une agriculture de substance à une agriculture rentabilisée avec la production de variétés commerciales et hors hivernage pour faciliter l’autonomisation des paysans.
Malgré le courage et la détermination de cette main d’œuvre, les rendements demeurent très faibles du fait de l’irrégularité des pluies mais aussi de la qualité des terres qui s’avèrent peu productives avec l’absence de semences certifiées et leur dégradation.
Différents problèmes sont identifiés pour ce secteur notamment:

  • Un très faible taux de matière organique (tos),
  • Un déficit en minéraux (macro éléments :Ca, P, K ; micro : zinc, fer, cuivre, etc.),
  • Une faible capacité de rétention d’eau avec une forte perméabilité du sol pour la grande majorité des terres cultivées,
  • Une Absence de parcours du bétail aggravant la dégradation des sols et diminuant le temps de parcage pour enrichir ces terres,
  • Une très faible regénérescence des arbres fertilisant ces terres avec l’action anthropique des hommes: les enfants coupent les jeunes plants et les femmes en font du bois de chauffage jusqu’aux bouses de vaches fertilisantes parce que qu’aucun des 15 villages n’a aucun accés à l’electricité,
  • Une faible utilisation de fertilisants minéraux (NPK) et/ou organique (matière organique : fumier, humus, compost, engrais biologiques) du fait de l’absence de moyens
  • Une surexploitation des terres avec l’augmentation du taux de croissance démographique, du manque d’espace et de jachère,
  • De mauvaises techniques culturales (le peu de fumier répandu non enfoui, pas de jachère),
  • Une grande perte de fertilisants dûe à l’érosion éolienne,
  • Une érosion hydrique très localisée (zone de pente des bas fond),
  • Des difficultés de travail du sol très localisées : zone de terre à texture argilieuse,
  • Un manque de matériel moderne et vieillissement du matériel à traction animale,
  • Exploitation inadéquate des rares forages de la zone
  • Un manque de formation sur les techniques modernes de pratique Agricole,
En ce qui concerne le stockage de la production, il intéresse aussi bien les produits de subsistance (mil, sorgho) que ceux à vocation commerciaux (arachide).

Stockage de l’arachide et accessoires connexes

Le Sandock est au cœur du bassin arachidier et a de ce fait très tôt attiré l’attention de l’Etat qui, à travers l’Office National de Coopération et d’Assistance au Développement (ONCAD) a créé dans les années 1970 un secco à Ndiarao. Ce secco polarisait l’ensemble des villages de la zone et disposait d’un magasin métallique destiné à la commercialisation des arachides et au stockage des semences sélectionnées.
Il servait également de stockage pour certains équipements agricoles (semoirs, houe chine, souleveuse, moissonneuse, décortiqueuse, charrette etc…).
Il était équipé de bascule pour pesage et des cribleurs (tarare) pour cribler les sacs d’arachides avant pesage.
Il pouvait aussi service de dépôt d’engrais en attendant les premières pluies.
En ce qui concerne le stockage de la production, il intéresse aussi bien les produits de subsistance (mil, sorgho) que ceux à vocation commerciaux (arachide).

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A côté du secco, il y’avait également un silo à Ndiarao qui servait de banque céréalière et qui était approvisionné par les récoltes de fermes villageoises communes à Keur Malick Ndiaye et de l’achat de mil à vil prix pendant la période des moissons.
La quantité collectée était stockée dans deux silos en attendant la période de soudure qui correspond le plus souvent à l’hivernage.
Aujourd’hui, ils ne restent plus que ces images de bâtiments vétustes (silos) illustrant l’abandon d’une forme d’entraide et de solidarité entre villageois.

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Perspectives du R3S dans l’agriculture

Pour améliorer les pratiques agricoles et augmenter la résilience des populations du Sandock, le RS3 est à la recherche des partenaires financiers, des bonnes volontés et de donateurs qui s’activent dans le domaine de l’agriculture. A cet effet, les perspectives du R3S dans ce domaine sont entre autres:

  • Redynamiser les cultures maraîchères au niveau des forages de la zone ;
  • Accompagner les populations dans la mise en place de fermes villageois formats coopératives ;
  • Faciliter l’acquisition de semences certifiées à cycle court ;
  • Former les producteurs dans la multiplication de semences certifiées ;
  • Former les femmes dans la pratique de micro jardinage (cultures hors sol) ;
  • Former les femmes dans la transformation des produits agricoles (trituration de l’arachide avec des tables filtrantes de l’aflatoxine, transformation des fruits et légumes, etc…) ;
  • Soutenir les populations dans la mise en place de banques céréalières et de coopératives agricoles ;
  • Identifier et demander l’aménager des marigots et vallée en bassins de rétention pour favoriser le stockage de l’eau utile pour agriculture élevage et aquaculture.

Aquaculture

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Situation de l’aquaculture dans la zone de Sandock

La situation de la production halieutique au Sénégal est préoccupante d’autant plus que l’on assiste à une baisse des captures totales tant dans les eaux marines que continentales. Cette baisse qui se caractérise par une diminution de la quantité de poissons disponibles, réduit significativement l’offre de poissons au niveau local.
Cette situation est plus que sentie dans les zones non côtières comme Sandock.
Cet état de fait favorise l’exode rural et accentue la pauvreté.

Dans cette zone rurale, non encore électrifiée et où la conservation et la qualité même du poisson constituent un défi, conduire des activités d’aquaculture jouerait un rôle important dans le renforcement de la résilience.
En effet, l’aquaculture constitue un moyen incontournable pour lutter contre la malnutrition en comblant le déficit en protéine dans l’alimentation des populations mais également dans la création d’emplois.
Dans le Sandok un peu éloigné des côtes et non traversé par un court d’eau, l’aquaculture pourrait être pratiquée en bassin ou sous forme extensive en empoissonnant les mares (Le marigot de «Jongol», rempli d’eau pendant l’hivernage) et vallées qui collectent de l’eau pendant l’hivernage.
Cette valorisation des points d’eau passera d’abord par leur reprofilage en identifiant et en aménageant des marigots et vallées en bassins de rétention pour favoriser le stockage de l’eau.
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Le reprofilage des plans d’eau naturels est d’autant plus nécessaire pour y conduire la pisciculture car ils tarissent au bout de quelques mois après l’hivernage. C’est le cas de l’une des plus grandes mares de Sandock, Jongol (Le marigot de «Jongol», tari en saison sèche)
En ce qui concerne la pisciculture en bassin (bassin en béton ou en fibres de verre), elle pourrait se pratiquer au niveau des forages de Ndiarao (Le marigot de «Jongol», tari en saison sèche), Mbafaye et de Sousoung mais également partout où passe le branchement du réseau de la société nationale en charge de l’eau.
L’exploitation de ces forages permettrait une diversification des activités des paysans aussi bien par la conduite de nouvelles activités agricoles que par l’introduction de la pisciculture pour augmenter les revenus et la résilience des populations.
Forage de Ndiarao Sandock
Fort de cette situation et des opportunités qu’offre l’aquaculture dans le Sandock, le R3S envisage en collaboration avec des partenaires, des bonnes volontés ou des donateurs d’introduire cette activité dans le quotidien des populations pour augmenter la croissance socioéconomique locale et renforcer les efforts de lutte contre l’insécurité alimentaire au niveau des 1422 ménages vulnérables, répartis dans les différents villages de Sandock.

Le RS3 est à la recherche des partenaires financiers, de bonnes volontés et de donateurs avec qui il accompagnera les populations à conduire des activités aquacoles dans la zone et participer à la réduction de la pauvreté ainsi qu’au renforcement de la résilience dans les 15 villages de Sandock.
A cet effet, les perspectives du R3S dans le domaine de l’aquaculture sont entre autres:

Perspectives du R3S dans l’aquaculture
  • Promouvoir le secteur aquacole dans la zone de Sandock par la mise en place de fermes aquacoles villageoises formats coopératives ;
  • Améliorer l’approvisionnement et la disponibilité de poissons de qualité pour la population de Sandock;
  • Créer de nouvelles opportunités d’emplois par l’introduction de nouvelles activités de production (bassins aquacoles en béton, pisciculture au niveau des mares après leur reprofilage);
  • Former les populations aux techniques aquacoles de base ;
  • Identifier et appuyer l’aménagement des marigots et vallées en bassins de rétention pour favoriser le stockage de l’eau utile pour l’agriculture l’élevage et l’aquaculture.

Assistance humanitaire et résilience

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Variétés des crises humanitaires dans la zone Sandock
Sandock constitue une zone rurale ou ses populations s’activent essentiellement dans l’agriculture et l’élevage qui dépendent exclusivement des aléas climatiques et environnementaux.
La pluviométrie qui détermine ces secteurs est caractérisée par des précipitations souvent faibles, mal réparties dans le temps et qui s’inscrivent à peine dans une période de quatre (04) mois environ.

L’invasion d’insectes ou d’oiseaux ravageurs contribuent très souvent à dégrader la qualité et la quantité des produits de base récoltés à partir des terres arables qui continuent à se dégrader, à s’appauvrir et surtout à se rétrécir du fait du fort taux d’accroissement démographique.
Cette situation alarmante se traduit souvent par de faibles rendements et des ruptures de stock de vivres et installe de nombreuses familles de la localité dans le dénuement et la famine en période de soudure avec des conséquences néfastes sur la santé des personnes en général et des enfants en particuliers frappés du coup par des formes de malnutrition sévère pouvant entrainer la mort.
Par ailleurs, il est également très fréquent de constater en début ou au cours d’une année scolaire, beaucoup d’élèves être confrontés à des difficultés d’inscriptions, d’achat de fournitures scolaires ou simplement à des conditions d’apprentissage très délicates (Condition d’apprentissage dans certaines écoles en abris provisoire ).
Ces obstacles participent à la dégradation du niveau des indicateurs d’éducation dans la localité en atteste les faibles taux de scolarisation et de déperditions scolaires enregistrées notamment chez les jeunes filles.
Si rien n’est fait pour soutenir ces nombreux élèves durant ces périodes critiques, la localité verra ces indicateurs se détériorer dans la continuité et l’ODD 4 qui consiste à « Assurer l’accès de tous à une éducation de qualité, sur un pied d’égalité, et promouvoir les possibilités d’apprentissage tout au long de la vie » à l’horizon 2030 ne sera qu’un rêve brisé pour le terroir.
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D’autres formes de crises humanitaires à l’image de la présente pandémie à COVID 19 que l’humanité est en train de traverser n’épargnent pas le terroir.
D’autres encore comme des cas d’incendies ou encore des inondations menacent régulièrement les habitations qui le plus souvent sont en paille (Maison clôturée en paille et case en paille) ou ne respectent aucune norme de construction.
Il est alors monnaie courante de voire certaines familles basculées dans la pauvreté et le désespoir du fait de ces calamités.
Face à toutes ces formes de crises et désastres humanitaires qui surviennent régulièrement dans la localité, une réponse urgente, appropriée et coordonnée s’impose afin d’apporter assistance et protection aux populations victimes. Cette action ne doit pas seulement se limiter à soulager les populations mais aussi et surtout à les accompagner vers le renforcement de la résilience face à ces catastrophes.
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Réponse humanitaire et perspectives de résilience pour les populations vulenrables
Face à ces diverses formes de vulnérabilité, le Réseau Sandock Solidaire dans le Social (RS3) se propose de tisser un partenariat fécond de tout bord pour fournir une assistance d’urgence aux populations touchées tout en prenant en compte la résilience à ces chocs.
Il s’agira
A court terme : gérer les urgences
  • Identifier et accompagner les populations sinistrées en période de soudure à travers la fourniture de vivres (riz, mil, maïs, sucre, huile, et autres denrées)
  • Identifier en toute transparence les élèves nécessiteux et leur venir en aide à travers des bourses scolaires pour couvrir les frais liés aux inscriptions, aux fournitures scolaires et autres besoins à même d’améliorer leurs performances scolaires.
  • Instaurer le système de cantines scolaires pour permettre aux élèves d’assurer au moins un repas consistant en milieu scolaire
  • Assister les populations en cas d’épidémie en terme de sensibilisation et d’octroi de produits de prévention et de prise en charge, comme c’est le cas pour la pandémie à COVID 19
  • Identifier et accompagner le recasement des populations touchées par une calamité (incendie, inondation)
A Long terme, renforcer la résilience des populations vulnérables
  • Rompre la dépendance à la pluviométrie à travers la promotion de l’agriculture irriguée (adduction d’eau)
  • Accompagner les paysans dans l’introduction de nouvelles variétés de cultures notamment celle hors saison des pluies (agriculture maraîchère, arboriculture fruitière, etc.)
  • Fournir aux paysans des produits fertilisants afin de booster les rendements agricoles indispensables à l’autosuffisance alimentaire
  • Accompagner les populations dans le processus de modernisation de l’élevage et de l’agriculture en promouvant progressivement la mécanisation entre autres mesures
  • Accompagner les éleveurs dans l’amélioration des races locales (Insémination artificielle, sélection de races adaptées à conditions climatiques, introduction de coqs raceurs)
  • Renforcer les capacités des paysans sur des techniques agricoles innovantes

Genre et condition de la femme

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Situation et condition de la femme à sandock

A l’image de certaines zones rurales au Sénégal, le Sandock baigne toujours dans une atmosphère ou les pesanteurs sociales et culturelles sont toujours d’actualité et sont souvent défavorables au statut de la femme.

De l’égalité et l’équité de genre qui ne la favorise pas, aux violences basées sur le genre dont elle est souvent victime en passant par des conditions de vie et d’existence difficiles,la femme Sandockoise continue de souffrir en silence et dans la résignation.
De l’égalité et l’équité de genre qui ne la favorise pas, aux violences basées sur le genre dont elle est souvent victime en passant par des conditions de vie et d’existence difficiles, la femme Sandockoise continue de souffrir en silence et dans la résignation.
Les difficultés rencontrées portent sur plusieurs aspects parmi lesquels on peut noter : Violences basées sur le genre ; Egalité et équité de genre

  • Violences basées sur le genre : Les violences exercées sur la femme Sandockoise sont toujours existantes et sont érigées en règles et normes comme c’est le cas dans certaines sociétés sénégalaises traditionnelles.
    Il s’agit principalement au regard des statistiques nationales disponibles des violences physiques, verbales ou même psychologique perpétrées pour la plupart du temps par le conjoint.
  • Egalité et équité de genre :Dans la zone spécifique de Sandock, la femme a une faible prise de décisions dans le ménage et dans la communauté malgré leur nombre qui avoisine celui des hommes. Du point de vue économique, elle n’a pas d’accès significatif à la terre et n’est presque jamais propriétaire terrien.
    Elle a par ailleurs un faible accès aux activités pastorales.
Ses principales occupations se limitent aux activités ménagères qu’elle exerce dans des conditions extrêmement délicates du fait des moyens archaïques et traditionnels toujours en vigueur dans la localité. Des conditions difficiles de travail.
Transformation du mil (principale production vivrière) : Les femmes continuent de piler le mil à la force de leurs bras.
Cette transformation qui nécessite au moins trois phases avant d’aboutir à un repas, prend beaucoup de temps et d’énergie à ces vaillantes dames qui passent environ 24 h dans ce long processus.

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Stockage de l’arachide et accessoires connexes

  • Accès au bois de chauffe : La principale source d’énergie utilisée pour la cuisine est axée sur le bois de chauffe et repose sur les épaules des femmes. Celles-ci sont souvent obligées de faire de longues distances dans la brousse pour chercher et trouver du bois dont la coupe parfois interdite et soumise à une réglementation souvent méconnue.
  • Accès à l’eau:Dans ce secteur également, l’approvisionnement en eau pour les ménages est du ressort de la femme à Sandock ; Le recours à un puits à eau souvent situé à une longue distance des concessions est le principal moyen utilisé pour obtenir de l’eau. Cette activité se réalise dans des conditions très difficiles en ce sens que la longue remontée de l’eau au niveau du sol se fait manuellement grâce à un seau ou d’autres accessoires locaux.
  • Activités agricoles post récole : A l’instar de toutes ces activités ménagères non encore mécanisées du fait qu’aucun des villages de Sandock n’est électrifié, les femmes participent aux activités post récoltes notamment le battage et vannage de l’arachide, la récolte d’autres spéculations comme le bissap et le niébé

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A la lumière de cette situation plus que difficile et contraignante, le R3S se propose d’élargir son partenariat dans une dynamique d’améliorer de manière significative la condition de la femme Sandockoise,
Pour cela, Il s’agit de :

Perspectives du R3S en ce qui concerne le genre et la condition de la femme

  • Appuyer des campagnes de sensibilisation afin d’éliminer les violences faites aux femmes;
  • Augmenter les pouvoirs de décision de la femme au sein de la communauté à travers des activités sensibles aux pesanteurs sociales et culturelles;
  • Faciliter l’accès des femmes aux activités économiques locales afin qu’elles puissent devenir des propriétaires terriens, et s’impliquer davantage dans l’élevage au même titre que les hommes;
  • Faciliter leur accès à des micro-financements pour les associer davantage dans le tissu économique local;
  • Appuyer à l’accès à l’électricité et aux équipements pour la modernisation du long processus de transformation du mil;
  • Aider à la disponibilité d’eau potable et à l’approvisionnement à travers le branchement du réseau à la société nationale en charge de l’eau

Education

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Situation de l’éducation dans le Sandock
Sandock est un terroir historique de 18 villages dont 15 se trouvent dans la commune de Ndiaganiao et 3 dans celle de Tassette.
La première école dans la zone fut créée en octobre 1960 dans le village de Ndiarao qui a aussi abrité depuis octobre 2009 le premier Collège d’enseignement Moyen (CEM) de la localité.


Actuellement, presque tous les villages de Sandock disposent au moins d’une école élémentaire ; neuf (09) abritent de structures préscolaires dont six (06) ont des Cases communautaires et trois (03) des Ecoles maternelles publiques. Les autres offres éducatives comme l’EBJA (L’Education de base des jeunes et adultes analphabètes) et la Formation professionnelle manquent encore sur la carte scolaire de Sandock.
Toutefois, le système éducatif dans le Sandock reste confronté à de grosses difficultés liées à la scolarisation des enfants (accès et maintien à l’école), de performances scolaires et de gouvernance inclusive et participative.
Préscolaire
La petite enfance dans le « Sandock » est constituée de neuf structures composées de quatre cases communautaires et de trois écoles maternelles publiques.
En dehors d’une seule case communautaire qui compte deux sections, toutes les autres structures fonctionnent chacune avec trois sections avec une moyenne de 20 enfants par section soit un effectif total de 532 enfants.
Les défis notés dans ce sous-secteur tournent autour de :
  • Accès à l’eau potable
  • Construction de toilettes et amélioration de l’hygiène
  • Clôture des enceintes et modernisation des abris provisoire.
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Elémentaire
La première école de Sandock créée en 1960 a vu aujourd’hui plusieurs de ses anciens élèves devenir de hauts cadres.
Aujourd’hui, bien qu’ayant atteint son cycle complet, elle rencontre beaucoup de problèmes notamment des effectifs trop pléthoriques qui devaient susciter son passage à dix voir douze classes n’eut été le déficit en maîtres dans la région de Thiès.
Certains bâtiments de l’école (salles de classe) sont tellement vétustes (Case communautaire de Ndorong) qu’il est dangereux de dérouler des cours dans leurs enceintes. Cette situation de la première école de Sandock, qui est la même au niveau d’autre écoles de la zone a marqué les cadres de la localité qui se sont regroupés dans le R3S et entendent mener le plaidoyer pour de meilleurs conditions d’apprentissage.
Face à toutes ces formes de crises et désastres humanitaires qui surviennent régulièrement dans la localité, une réponse urgente, appropriée et coordonnée s’impose afin d’apporter assistance et protection aux populations victimes. Cette action ne doit pas seulement se limiter à soulager les populations mais aussi et surtout à les accompagner vers le renforcement de la résilience face à ces catastrophes.
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Les effectifs s’élèvent cette année à 2935 élèves avec une moyenne de 39,66 élèves par classe et un ratio de 2,13 élèves par table-banc.
Six écoles n’ont pas de bureau pour le Directeur (Keur Malick NDIAYE, Kouthie Sérère, Ndioudiouf, Ngakhaye, Sanghaye, Sessène). Seules quatre écoles ont un mur de clôture (Hamady WAGNE, Mbafaye Sandock, Ndiarao, Soussoum Peulh).
Les écoles Keur Malick NDIAYE et Sessène (Ndiarao) ne disposent pas d’un point d’eau.
En dehors de cinq structures (Keur Malick Ndiaye, Ndioudiouf, Ngakhaye, Sanghaye, Sessène), toutes les autres écoles ont bénéficié de l’installation d’un kit solaire.
Aucune cantine scolaire n’est fonctionnelle dans les écoles de la zone.
Pour les installations d’hygiène, le ratio global est de 40,21 enfants par box.
Moyen et Secondaire
  • L’enseignement moyen et secondaire dans « Le Sandock » est représenté par trois établissements dont le CEM de Ndiarao créé en octobre 2009, le Cours privé de Sandock (CPS) qui a démarré en octobre 2019 de même que le CEM de Khabane dans la commune de Tassette.
  • L’effectif moyen par classe pédagogique est de 43 élèves. En ce qui concerne le CEM de Ndiarao, il dispose aujourd’hui d’un total de 21 salles de classes grâce à l’appui des partenaires mais n’est toutefois pas clôturé.
Perspectives du R3S pour une éducation performante à Sandock
R3S entend dérouler des activités autour de trois axes majeurs : le plaidoyer, l’accompagnement et la recherche de partenariat.
Mener le plaidoyer auprès des décideurs (IEF, IA, MEN, Commune, Département) pour :
  • Résorber les abris provisoires et réhabiliter les salles de classes délabrées ;
  • Sécuriser les écoles par la construction de mur de clôture ;
  • Mettre dans chaque structure scolaire un paquet minimum de services (salles de classe, bureau, toilettes, point d’eau, mur de clôture, électricité / kits scolaires, bibliothèque…) ;
  • Normaliser toutes les structures de la petite enfance à travers la réalisation d’infrastructures répondant aux normes, la dotation en matériels et équipements adéquats ;
  • Diversifier l’offre éducation avec la création d’un troisième collège, d’un Centre de Formation Professionnel (ex CRETEF) et d’un programme EBJA dans le Sandock
Accompagner les initiatives pour relever la qualité du système éducatif local
  • Distribuer des fournitures scolaires aux élèves issus de milieux défavorisés dans la zone Sandock en facilitant le parrainage de ces pupilles par des membres, bénévoles, donateurs.
  • Assurer la couverture maladie universelle aux élèves des différentes écoles de Sandock.
  • Appuyer la mise en place et le fonctionnement d’une Journée de l’excellence de l’Ecole sandockoise.
  • Mettre dans chaque structure scolaire un paquet minimum de services (salles de classe, bureau, toilettes, point d’eau, mur de clôture, électricité / kits scolaires, bibliothèque…) ;
  • Appuyer la fonctionnalité de l’OVDS (Observatoire de la vulnérabilité à la déperdition scolaire) du CEM de Ndiarao et de Khabane
Promouvoir un partenariat avec des ONG, des institutions, des mécènes pour :
  • Trouver des mécanismes sûrs et durables de gestion des animateurs polyvalents et des structures communautaires :
  • Mettre en place des stratégies et des formules de restauration des cantines scolaires ;
  • Favoriser l’insertion professionnelle des apprenants issus de l’enseignement général par l’octroi de bourses de formations qualifiantes
  • Faciliter l’accès à l’outil outil informatique et à l’internet au profit des apprenants.

Elevage

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Situationde l’élevage dans la zone de Sandock

Cultivateurs traditionnels de mil, de sorgho, d’arachide et de niébé, les populations de Sandock ont toujours couplé l’agriculture à l’élevage.
La place que tient le troupeau dans leur vie sociale en particulier et dans la culture sérère en générale permet d’avancer cette hypothèse.
En effet, dans le Sandock, le troupeau tient un place précise : C’est un instrument de fumage des champs,qui assure la fertilité des sols et augmente les rendements de récoles.
L’élevage est donc une activité socio-économique phares dans la zone mais cette activité est en majeur partie caractérisé par un système d’élevage extensif.
Cependant, on y retrouve une forme d’élevage intensif qui est timidement

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effectué par quelques familles à travers la stabulation des sujets de bovins de labours.
Le cheptel est composé essentiellement de bovins, ovins des équidés et leurs utilisations sont fonction des considérations socio-économiques de la population.
A titre d’exemple le cheval qui un animal de prestige est surtout utilisé dans la tractation agricole et la communication entre villages.
Avec le manque d’espace pour le parcours du bétail surtout pendant l’hivernage, le secteur est menacé par le manque voir même l’absence de fourrage obligeant les éleveurs à transhumer afin de sécuriser leurs animaux.
En effet, les troupeaux sont obligés de se déplacer jusqu’à des distance atteignant parfois 400 km.
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Pendant la saison sèche, ils retournent dans le Sandock où ils sont exposés à une aridité sans commune mesure pour juste profiter des résidus de récolte, qui constituent le seul aliment disponible en saison sèche et dont la qualité nutritionnel est faible.
La zone a connu quelques programmes d’amélioration des pratiques d’élevage notamment l’insémination artificielle des races bovines locales qui ont été menés par des filles et des fils de la localité avec l’appui de l’état à travers le centre d’amélioration génétique de Dahra.
Ces programmes ont abouti à des naissances de veaux métisses qui ont donné beaucoup d’espoir aux éleveurs.
Cependant, il se pose le problème de leur entretien avec des difficultés liées à l’accès à une prise en charge sanitaire correcte, l’accés à l’aliment industriel (très cher pour les éleveus) mais aussi la qualité médiocre des fourrages en saison sèche.
D’autres programmes de soutien aux éleveurs sont quelque fois initiés par des fils de la localité notamment des prestations cliniques avec la vaccination de quelques animaux.
Toutefois, les moyens pour conduire de telles activités demeurent insuffisants et le seul parc de contention des animaux qui a été construit dans la zone est détérioré et abandonné.
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L’élevage dans le Sandock connait donc un certain nombre de contraintes notamment :
  • Une absence de parcours du bétail obligeant les troupeaux à faire la transhumance.
  • Dificulté d’accés à l’aliment industriel (chereté et inexistance de points de vente dans la zone de Sandock)
  • Qualité médiocre des fourrages en saison sèche correspondant au retour des animaux de la transhumance (période très difficile du fait du changement nutritionnel et de la reprise du parasitisme chez les animaux)
  • Accès difficile à l’eau pour l’abreuvement des animaux (quelques rares forages souvent en panne) accès difficile au réseau hydraulique national du fait de la cherté des frais de branchement
  • Accès difficile à une prise en charge sanitaire correcte des animaux (forte mortalité en cas d’urgence, il n y’a pas de cabinet vétérinaire dans la zone, ni d’agent d’élevage dans la commune de Ndiaganiao)
  • Rareté et inconstance des programmes d’amélioration génétique des animaux
Manque de formation sur les techniques modernes de pratique d’élevage.
Perspectives du R3S dans l’élevage
Le RS3 est à la recherche des partenaires, des bonnes volontés et des donateurs avec qui conduire des activités qui permettront d’améliorer les conditions d’élevage et de participer ainsi à la résilience d’une population qui n’a aucune autre activité économique à part une agriculture traditionnelle.
A cet effet, les perspectives du R3S
dans ce domaine sont entre autres:
  • Faciliter l’accès à l’aliment de bétail par la mise en place de magasins de vente d’aliments..
    Il s’agit principalement au regard des statistiques nationales disponibles des violences physiques, verbales ou même psychologique perpétrées pour la plupart du temps par le conjoint.
  • Accompagner les éleveurs dans l’amélioration des races locales (Insémination artificielle, sélection, introduction de coqs raceurs) Aider les populations à aménager des parcs de vaccination du bétail.
  • Faciliter l’accès des éleveurs à la prise en charge médicale de leurs animaux (campagne de vaccination, journée de prestations cliniques…).
  • Sensibiliser les populations sur la nécessité de diversifications des activités d’élevage (aviculture, embouche, production laitière) Accompagner les éleveurs dans la mise en place de fermes villageoises
  • Accompagner les populations dans la formation et la conduite d’élevage moderne
  • Améliorer la professionnalisation et l’organisation des éleveurs
  • Promouvoir l’identification (puces électroniques ou colliers émetteurs récepteurs) et l’assurance du bétail
  • Former les populations dans la production de fourrage (culture fourragère, traitement des fourrages de faible valeur nutritive, utilisation dans l’agriculture des variétés mixte avec production de fourrage et de grains/graines)
  • Former les populations dans la plantation au bord des champs d’arbres fourragers)
  • Conscientiser les populations à faire de la régénérescence des arbres fourrager dans les champs (Faidherbia albida ou Saas, Ziziphus mauritiana ou Nguith)
  • Promouvoir l’utilisation des energies renouvelables pour le développement durable de l’élevage.
  • Identifier et demander l’aménagement des marigots et vallées en bassins de rétention pour favoriser le stockage de l’eau utile pour l’agriculture, l’élevage et l’aquaculture.

Assistance humanitaire et résilience

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Variétés des crises humanitaires dans la zone Sandock
Sandock constitue une zone rurale ou ses populations s’activent essentiellement dans l’agriculture et l’élevage qui dépendent exclusivement des aléas climatiques et environnementaux.
La pluviométrie qui détermine ces secteurs est caractérisée par des précipitations souvent faibles, mal réparties dans le temps et qui s’inscrivent à peine dans une période de quatre (04) mois environ.

L’invasion d’insectes ou d’oiseaux ravageurs contribuent très souvent à dégrader la qualité et la quantité des produits de base récoltés à partir des terres arables qui continuent à se dégrader, à s’appauvrir et surtout à se rétrécir du fait du fort taux d’accroissement démographique.
Cette situation alarmante se traduit souvent par de faibles rendements et des ruptures de stock de vivres et installe de nombreuses familles de la localité dans le dénuement et la famine en période de soudure avec des conséquences néfastes sur la santé des personnes en général et des enfants en particuliers frappés du coup par des formes de malnutrition sévère pouvant entrainer la mort.
Par ailleurs, il est également très fréquent de constater en début ou au cours d’une année scolaire, beaucoup d’élèves être confrontés à des difficultés d’inscriptions, d’achat de fournitures scolaires ou simplement à des conditions d’apprentissage très délicates (Condition d’apprentissage dans certaines écoles en abris provisoire ).
Ces obstacles participent à la dégradation du niveau des indicateurs d’éducation dans la localité en atteste les faibles taux de scolarisation et de déperditions scolaires enregistrées notamment chez les jeunes filles.
Si rien n’est fait pour soutenir ces nombreux élèves durant ces périodes critiques, la localité verra ces indicateurs se détériorer dans la continuité et l’ODD 4 qui consiste à « Assurer l’accès de tous à une éducation de qualité, sur un pied d’égalité, et promouvoir les possibilités d’apprentissage tout au long de la vie » à l’horizon 2030 ne sera qu’un rêve brisé pour le terroir.
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D’autres formes de crises humanitaires à l’image de la présente pandémie à COVID 19 que l’humanité est en train de traverser n’épargnent pas le terroir.
D’autres encore comme des cas d’incendies ou encore des inondations menacent régulièrement les habitations qui le plus souvent sont en paille (Maison clôturée en paille et case en paille) ou ne respectent aucune norme de construction.
Il est alors monnaie courante de voire certaines familles basculées dans la pauvreté et le désespoir du fait de ces calamités.
Face à toutes ces formes de crises et désastres humanitaires qui surviennent régulièrement dans la localité, une réponse urgente, appropriée et coordonnée s’impose afin d’apporter assistance et protection aux populations victimes. Cette action ne doit pas seulement se limiter à soulager les populations mais aussi et surtout à les accompagner vers le renforcement de la résilience face à ces catastrophes.
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Réponse humanitaire et perspectives de résilience pour les populations vulenrables
Face à ces diverses formes de vulnérabilité, le Réseau Sandock Solidaire dans le Social (RS3) se propose de tisser un partenariat fécond de tout bord pour fournir une assistance d’urgence aux populations touchées tout en prenant en compte la résilience à ces chocs.
Il s’agira
A court terme : gérer les urgences
  • Identifier et accompagner les populations sinistrées en période de soudure à travers la fourniture de vivres (riz, mil, maïs, sucre, huile, et autres denrées)
  • Identifier en toute transparence les élèves nécessiteux et leur venir en aide à travers des bourses scolaires pour couvrir les frais liés aux inscriptions, aux fournitures scolaires et autres besoins à même d’améliorer leurs performances scolaires.
  • Instaurer le système de cantines scolaires pour permettre aux élèves d’assurer au moins un repas consistant en milieu scolaire
  • Assister les populations en cas d’épidémie en terme de sensibilisation et d’octroi de produits de prévention et de prise en charge, comme c’est le cas pour la pandémie à COVID 19
  • Identifier et accompagner le recasement des populations touchées par une calamité (incendie, inondation)
A Long terme, renforcer la résilience des populations vulnérables
  • Rompre la dépendance à la pluviométrie à travers la promotion de l’agriculture irriguée (adduction d’eau)
  • Accompagner les paysans dans l’introduction de nouvelles variétés de cultures notamment celle hors saison des pluies (agriculture maraîchère, arboriculture fruitière, etc.)
  • Fournir aux paysans des produits fertilisants afin de booster les rendements agricoles indispensables à l’autosuffisance alimentaire
  • Accompagner les populations dans le processus de modernisation de l’élevage et de l’agriculture en promouvant progressivement la mécanisation entre autres mesures
  • Accompagner les éleveurs dans l’amélioration des races locales (Insémination artificielle, sélection de races adaptées à conditions climatiques, introduction de coqs raceurs)
  • Renforcer les capacités des paysans sur des techniques agricoles innovantes

Sport, culture et communication

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Situation des activités sportives et culturelles dans la zone de Sandock

Les Associations Sportive et culturelle (ASC) constituent un creuset d’éducation et de formation par excellence pour toute jeunesse.


Pendant les vacances scolaires ou navétanes coïncidant le plus souvent avec la période hivernale, les Associations Sportives et Culturelles (ASC) regroupent généralement les jeunes du quartier autour d’activités tels que le football le théâtre, les veillées culturelles etc….
Ces regroupements qui constituent des opportunités offertes aux membres adhérents et sympathisants de vivre leur jeunesse en toute plénitude en étant tout à la fois acteurs et bénéficiaires sont bien connus dans le Sandock sous d’autres formes.
En effet, après les travaux champêtres, il est courant de voir des jeunes cultivateurs du même âge (a kaal en langue sérère) s’organiser pour mener des activités traditionnelles de désherbage des pistes qui traversent le village (xhal).
A côté de ces activités, on peut voir des jeunes s’organiser en groupes appelés ‘’maal’’ pour conduire des activités d’entraide (a siim) facilitant ainsi les récoltes.
La conception de l’ASC dans le monde moderne est également retrouver avec les jeunes élèves qui passent leurs vacances scolaires dans les villages ( Regroupement d’une ASC lors d’un tournoi de football à Sandock (terrain non aménagé)) et qui à la fin des travaux champêtres déroulent de petits tournois inter villageois (navétanes).
D’autres activités culturelles sont bien connues dans la zone du fait de l’encrage de cette population dans les valeurs ancestrales.
On peut citer entre autre cérémonies le Ndut ( Le « Mbot » exhibé lors de la célébration de l’initiation des jeunes dans un village), célébration de l’initiation qui marque le passage à l’âge adulte, après la circoncision des garçons ; le mariage qui comprend le « ndut» des femmes ; le « Mboye » ou funérailles ; « le Khoy », est la cérémonie annuelle des grands maitres spirituels (Saltigués).
Toutes ces cérémonies constituent des moments de retrouvaille et de partage mais également de formation de la jeunesse aux valeurs de dignité, d’honnêteté, de partage, de savoir être et de savoir vivre.

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Le sens de cet engouement ne peut s’expliquer qu’à partir d’une sociologie profonde et traduit toute la dynamique unitaire qui la caractérise.
Celte dynamique est aussi et surtout la résultante de la détermination des populations qui puisent dans le substrat culturel pour donner une réponse idoine aux difficultés qui touchent tous les segments de la vie.
Cependant les ASC à Sandock perdent parfois leurs repères du fait d’un environnement économique et social particulièrement difficile en ce sens que malgré le désir des jeunes à vouloir s’investir dans les activités sportives et culturelles, la question de la pauvreté devient pour eux un mystère insondable.
Dans les villes, les jeunes investissent des créneaux pour intégrer la composante économique dans leurs activités. Cette chance n’est pas à la portée des jeunes de Sandock du fait de l’environnement économique peu enviables que vit cette zone (enclavement, non électrification).
Du fait de l’importance que peuvent jouer les ASC dans l’espace Sandock notamment dans la promotion des valeurs citoyennes, constituant un cadre d’apprentissage et d’action collective, un lieu de promotion de la participation citoyenne, les accompagner jouerait un rôle important dans la formation d’une jeunesse Sandockoise qui aura passer sa jeunesse en bon citoyen pour devenir des adultes responsables, des valeurs bien connues dans le Sandock.
Concernant la communication et l’accès à l’information, la zone est également en souffrance avec des difficultés à se connecter à plusieurs signaux de radios et télévisions pourtant disponibles dans le pays ; des difficultés à suivre la télévision du fait que la zone n’est pas encore électricité.
Ce problème spécifique handicape les efforts de sensibilisation à l’intention des populations, la formation et dans la vulgarisation des réalités du terroir d’où la nécessité de la création d’une radio communautaire
PERSPECTIVES DU R3S DANS LE SPORT ET LA CULTURE
Le RS3 est à la recherche des partenaires financiers, de bonnes volontés et de donateurs pour accompagner les associations sportives et culturelles formées par les jeunes de Sandock à dérouler des activités citoyennes.
A cet effet, les perspectives du R3S dans l’accompagnement de la jeunesse Sandockoise dans les activités sportives et culturelles sont entre autres:
  • Aider la jeunesse Sandockoise à s’organiser en ASC et les accompagner dans les démarches pour l’affiliation à l’ODCAV de Mbour
  • Trouver des partenaires pour aménager le terrain de foot de Sandock>
  • Aider la jeunesse Sandockoise à organiser un tournoi annuel de Navétanes
  • Promouvoir les autres disciplines sportives dans la zone
  • Accompagner les jeunes dans l’organisation de journée culturelles de Sandock chaque année pour promouvoir la culture sérère
  • Orienter et encourager la jeunesse Sandockoise dans la mise en place de petit projet pour jeune et les accompagner vers la recherche de financement
  • Chercher des partenaires pour l’installation d’une radio communautaire à Sandock

Environnement

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Situation de l’environnement dan sla zone de sandock
La zone de Sandock est caractérisée par une savane arbustive à arborée avec un faible tapis herbacé qui est occupé à 90% par les activités humaines (agriculture, habitations ou autres installations humaines).
Elle est caractérisée par une faible pluviométrie avec des moyennes de 300 à 700mm et la présence de mares et vallées qui sont menacées par les érosions surtout éoliennes.
On y trouve des eaux souterraines situées à une moyenne de 40m et des eaux de surface issues des pluies qui ont une durée de stagnation courte (3 à 4 mois) compte tenue de la faiblesse des pluies et l’ensablement des mares et vallées.
Le sol de la zone est du type « dior » dans sa presque totalité avec une présence de type sablo-argileux dans sa partie sud.


La zone est caractérisée par une grande diversité biologique. Autre fois, on y trouvait beaucoup d’espèces sahéliennes, avec des familles de mammifères tels que les antilopes, les babouins… qui de nos jours sont en voie de disparition, les reptiles (serpents, tortues surtout d’eau douce), les carnivores sauvages (chacal, civette).
En plus, on trouve une grande diversité d’insectes et d’oiseaux qui augmente sa valeur ou son importance écologique.
La végétation est composée de plantes ligneuses et non ligneuses surtout sahéliennes.
Au niveau du sol « dior » ou dune, on rencontre principalement des plantes sahéliennes avec ou sans épines, comme le « Kadd » (Acasia albida), les jujufus (Jujufus mauriciana), les (Adansonia digitata), le tamarin (Tamarix indica), le « Ber » Dalbélgia et Celtis alternifolius qui sont adaptées aux manques d’eau.
Au niveau des vallées et mares, les espèces comme le guer (Guerra sénégalensis), le Mitragina inermis sont rencontrées.
Le tapis herbacé est composé essentiellement de graminées comme le Cram cram, et les andropogons.
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Cause de la dégradation de l’environnement de Sandock
A linstar de toutes les parties du monde, la zones de Sandock est soumise à des contraintes environnementales qui sont de deux natures :
Causes naturelles de la dégradation des ressources naturelles
  • La sècheresse avec l’irrégularité des pluies ;
  • L’ensablement des mares, marigots et vallées ;
  • Le réchauffement climatique qui favorise l’apparition de nouvelles maladies de la faune et la flore et un déséquilibre de la pluviométrie en terme de calendrier et de fréquence.
Causes antrhopiques de la dégradation des ressources naturelles
  • Absence des initiatives de restauration comme les reboisements ;
  • Coupes illicites de bois verts ;
  • Occupation et transformation des forêts en habitats humains ou champs ;
  • Surexploitation des ressources naturelles exacerbées par une forte croissance démographique;
  • Présence et prolifération des déchets non biodégradables
Perspectives du R3S dans l’agriculture
Pour atténuer les effets de l’impact environnemental dans la zone et en freiner sa dégradation continue, le RS3 se fixe comme objectif de chercher des partenaires techniques et financiers, des bonnes volontés et des donateurs qui s’activent dans le domaine de la conservation des ressources naturelles.
A cet effet, les perspectives du R3S pour une gestion durable de l’environnement sont entre autres :
  • Faciliter l’accès aux financements dédiés à la restauration des ressources naturelles (reboisement, programme ville verte);
  • Accompagner les populations à la mise en place de politique d’agroforesterie avec la mise en place et l’exploitation de vergers, d’espaces verts dans les places publiques.;
  • Amener et encadrer les populations dans la mise en place de bois villageois ;
  • Sensibiliser les populations sur les coupes illicites des arbres;/li>
  • Former les populations dans la plantation au bord des champs d’arbres fourragers;
  • Promouvoir l’agriculture intensive à travers l’utilisation d’intrants. Ceci pourrait minimiser l’exploitation additionnelle de terres arables;
  • Sensibiliser les populations sur les effets des feux de brousse sur l’environnement;
  • Conscientiser les populations à faire de la régénérescence des arbres fourrager dans les champs (Faidherbia albida ou Saas, Ziziphus mauritiana ou Nguith);
  • Promouvoir l’utilisation des energies renouvelables pour le développement durable de l’élevage;
  • Former les populations sur les techniques de gestion durables et de recyclages des déchets plastiques;
  • Promouvoir l’abandon de l’utilisation des sachets plastiques;
  • Identifier et demander l’aménagement des marigots et vallées en bassins de rétention pour favoriser le stockage de l’eau utile pour l’agriculture, l’élevage et l’aquaculture.

Santé

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Situation de l’accessibilité aux soins de santé des populations de Sandock

La zone de Sandock a connu quelques programmes de développement Sanitaires qui ont été initiés depuis longtemps par l’Etat du Sénégal.
Ces programmes ont permis d’avoir des résultats notables notamment la création en 1975 du seul poste de Santé de la zone : le poste de Santé de Ndiarao.
Ce poste de Santé qui polarise tous les villages de la zone n’a commencé à fonctionner qu’en 1985 faute d’Infirmier qualifié et de local pouvant abriter les soins primaires.

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Au fil des années, en raison de l’insuffisance des ressources financières et des personnels techniques spécialisés et de l’augmentation de la population, la question de la santé est devenue particulièrement préoccupante dans les 16 villages de Sandock.
En effet, les populations éprouvent des difficultés pour pouvoir bénéficier de soins médicaux appropriés.
L’inaccessibilité à des services de santé adéquats trouve ses origines dans différents facteurs notamment la distance, le mauvais état des routes (pas une seule route bitumée ne traverse la zone de Sandock), la rareté des véhicules de transport, la charrette étant le principal moyen de déplacement (les cas graves devant être évacués au district le plus proche à plus de 30 kilomètres), la paupérisation des populations et la faiblesse des économies locales
Des solutions à ces problèmes sont initiés par l’état notamment la création des cases de santé dans certains des villages (Ndingler, Ndorong, Mbafaye, Gninging, Sousoung et Ndadafakh).
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Malgré les efforts consentis par l’état, il convient d’assister ces populations parce que les problèmes demeurent du fait qu’il y’a beaucoup d’insuffisances aussi bien au niveau du seul poste de santé de la zone qu’au niveau des cases de santé dont certains sont délabrées et abandonnées .
Parmi les problèmes les plus urgents dans le domaine de la santé à Sandock, on peut noter :
  • Un seul poste de santé pour 16 villages, dont certains sont distants du poste de santé de plus de 10km pendant que le seul moyen de transport est la charrette ;
  • L’absence d’un plateau sanitaire moderne pour l’Infirmerie et la maternité susceptible d’offrir les soins en Santé appropriés y compris ceux relatifs à la santé reproductive.
  • Cette modernisation du plateau technique contribuera sensiblement à la réduction de la morbidité, de toutes les formes de mortalité (infanto juvénile, néonatale et maternelle), ainsi que les complications obstétricales au moment des grossesses ;
  • Des ruptures récurrentes de médicaments aussi bien au niveau de la Pharmacie du poste de santé qu’au niveau des cases de santé ;
  • L’Insuffisance d’un personnel soignant qualifié (Prestataires de services)
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Perspectives du R3S dans le domaine de la santé
Face à ces divers problèmes concernant la prise en charge médicale des populations de Sandock et qui constituent une forme additionnelle de vulnérabilité, le Réseau Sandock Solidaire dans le Social (RS3) se propose de tisser un partenariat fécond de tout bord pour accompagner les populations dans ces priorités sanitaires.
Ainsi, pour améliorer la prise en charge médicale et le bienêtre des populations le RS3 est à la recherche des partenaires financiers, des bonnes volontés et de donateurs qui s’activent dans le domaine de la santé afin de dérouler ces perspectives notamment :
  • L’urgence de trouver des partenaires financiers pour densifier la carte sanitaire de la zone de Sandock par l’implantation de nouveaux postes de Sante (érection des certaines cases de santé en poste de santé) ; l’unique Poste de Santé polarise 16 villages avec une population qui a plus que doubler depuis la création dudit poste
  • La nécessité de trouver des partenaires financiers, des donateurs pour de l’installation de cases de santé dans les autres villages de Sandock qui n’en disposent pas Doter tous les Postes de Sante d’Ambulance médicalisée
  • Renforcer la formation dans la prévention des maladies néonatales des relais communautaires, (Bajen Goh) surtout en ce qui concerne la prévention Trouver des partenaires pour renforcer l’équipement des postes de santé de Sandock (ambulance, plateau techniques…) Soutenir l’organiser de journées de consultations médicales
  • Appuyer à la création d’une mutuelle de sante
  • Soutenir l’organiser de journées de sensibilisation médicales en collaboration avec l’ICP

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