La première édition du Réseau Sandock Solidaire dans le Social (R3S),en pleine période de soudure marquée par les effets de la pandémie de Covid-19.. Consulter
L’achat et la remise de fournitures scolaires destinées aux 780 élèves inscrits en classe de CI, répartis dans les 16 villages de la zone Sandock... Consulter
Le Réseau Sandock Solidaire dans le Social est une organisation à but non lucratif,apolitique et non confessionnel crée par des filles et fils de Sandock qui, soucieux de la situation de précarité d’un bon nombre de ménages du terroir, ont décidé d’agir en menant des œuvres sociales.
Son objectif est donc de lutter contre l’extrême pauvreté et de défendre l’accès aux droits fondamentaux dans l’espace Sandock.
Sandock est une contrée historique qui était composée d’une vingtaine de villages morcelée actuellement par les découpages administratifs en deux communes:
Ndiaganiao et Tassette.
La plus grande partie de cette zone traditionnelle se trouve dans la commune de Ndiaganiao et constitue avec les zones de Ndiaganiao et des Bas-fonds les trois composantes géographiques de cette commune.
Elle occupe la partie sud-ouest de la commune de Ndiaganiao et est limitée :
Elle repose à la fois sur des cultures de rente tels que l’arachide et le niébé mais également sur les cultures vivrières de subsistance que sont le mil et le sorgho.
Elle dépend exclusivement des conditions climatiques locales et constitue avec l’élevage les deux principales activités des populations de Sandock.
Cette activité est pratiquée de façon traditionnelle avec la traction animale, tout se fait avec la force de l’homme et de l’animal oubliant parfois leurs bien-être.
Dans le Sandock il y a 3 forages pour les 15 villages ; il s’agit du forage de Ndiarao, de Mbafaye et de Sousoung. Ces forages ont souvant connu des problèmes (pannes, frais de fonctionnement élévés…) et sont sous exemploités par les populations.
Un fonctionnement à temps plein et une exploitation rationnelle de ces forages permettraient une diversification des produits agricoles et constitueraient une transition d’une agriculture de substance à une agriculture rentabilisée avec la production de variétés commerciales et hors hivernage pour faciliter l’autonomisation des paysans.
Malgré le courage et la détermination de cette main d’œuvre, les rendements demeurent très faibles du fait de l’irrégularité des pluies mais aussi de la qualité des terres qui s’avèrent peu productives avec l’absence de semences certifiées et leur dégradation.
Différents problèmes sont identifiés pour ce secteur notamment:
Le Sandock est au cœur du bassin arachidier et a de ce fait très tôt attiré l’attention de l’Etat qui, à travers l’Office National de Coopération et d’Assistance au Développement (ONCAD) a créé dans les années 1970 un secco à Ndiarao. Ce secco polarisait l’ensemble des villages de la zone et disposait d’un magasin métallique destiné à la commercialisation des arachides et au stockage des semences sélectionnées.
Il servait également de stockage pour certains équipements agricoles (semoirs, houe chine, souleveuse, moissonneuse, décortiqueuse, charrette etc…).
Il était équipé de bascule pour pesage et des cribleurs (tarare) pour cribler les sacs d’arachides avant pesage.
Il pouvait aussi service de dépôt d’engrais en attendant les premières pluies.
En ce qui concerne le stockage de la production, il intéresse aussi bien les produits de subsistance (mil, sorgho) que ceux à vocation commerciaux (arachide).
A côté du secco, il y’avait également un silo à Ndiarao qui servait de banque céréalière et qui était approvisionné par les récoltes de fermes villageoises communes à Keur Malick Ndiaye et de l’achat de mil à vil prix pendant la période des moissons.
La quantité collectée était stockée dans deux silos en attendant la période de soudure qui correspond le plus souvent à l’hivernage.
Aujourd’hui, ils ne restent plus que ces images de bâtiments vétustes (silos) illustrant l’abandon d’une forme d’entraide et de solidarité entre villageois.
Pour améliorer les pratiques agricoles et augmenter la résilience des populations du Sandock, le RS3 est à la recherche des partenaires financiers, des bonnes volontés et de donateurs qui s’activent dans le domaine de l’agriculture. A cet effet, les perspectives du R3S dans ce domaine sont entre autres:
La situation de la production halieutique au Sénégal est préoccupante d’autant plus que l’on assiste à une baisse des captures totales tant dans les eaux marines que continentales. Cette baisse qui se caractérise par une diminution de la quantité de poissons disponibles, réduit significativement l’offre de poissons au niveau local.
Cette situation est plus que sentie dans les zones non côtières comme Sandock.
Cet état de fait favorise l’exode rural et accentue la pauvreté.
Le RS3 est à la recherche des partenaires financiers, de bonnes volontés et de donateurs avec qui il accompagnera les populations à conduire des activités aquacoles dans la zone et participer à la réduction de la pauvreté ainsi qu’au renforcement de la résilience dans les 15 villages de Sandock.
A cet effet, les perspectives du R3S dans le domaine de l’aquaculture sont entre autres:
A l’image de certaines zones rurales au Sénégal, le Sandock baigne toujours dans une atmosphère ou les pesanteurs sociales et culturelles sont toujours d’actualité et sont souvent défavorables au statut de la femme.
De l’égalité et l’équité de genre qui ne la favorise pas, aux violences basées sur le genre dont elle est souvent victime en passant par des conditions de vie et d’existence difficiles,la femme Sandockoise continue de souffrir en silence et dans la résignation.
De l’égalité et l’équité de genre qui ne la favorise pas, aux violences basées sur le genre dont elle est souvent victime en passant par des conditions de vie et d’existence difficiles, la femme Sandockoise continue de souffrir en silence et dans la résignation.
Les difficultés rencontrées portent sur plusieurs aspects parmi lesquels on peut noter :
Violences basées sur le genre ; Egalité et équité de genre
A la lumière de cette situation plus que difficile et contraignante, le R3S se propose d’élargir son partenariat dans une dynamique d’améliorer de manière significative la condition de la femme Sandockoise,
Pour cela, Il s’agit de :
Cultivateurs traditionnels de mil, de sorgho, d’arachide et de niébé, les populations de Sandock ont toujours couplé l’agriculture à l’élevage.
La place que tient le troupeau dans leur vie sociale en particulier et dans la culture sérère en générale permet d’avancer cette hypothèse.
En effet, dans le Sandock, le troupeau tient un place précise : C’est un instrument de fumage des champs,qui assure la fertilité des sols et augmente les rendements de récoles.
L’élevage est donc une activité socio-économique phares dans la zone mais cette activité est en majeur partie caractérisé par un système d’élevage extensif.
Cependant, on y retrouve une forme d’élevage intensif qui est timidement
Les Associations Sportive et culturelle (ASC) constituent un creuset d’éducation et de formation par excellence pour toute jeunesse.
Pendant les vacances scolaires ou navétanes coïncidant le plus souvent avec la période hivernale, les Associations Sportives et Culturelles (ASC) regroupent généralement les jeunes du quartier autour d’activités tels que le football le théâtre, les veillées culturelles etc….
Ces regroupements qui constituent des opportunités offertes aux membres adhérents et sympathisants de vivre leur jeunesse en toute plénitude en étant tout à la fois acteurs et bénéficiaires sont bien connus dans le Sandock sous d’autres formes.
En effet, après les travaux champêtres, il est courant de voir des jeunes cultivateurs du même âge (a kaal en langue sérère) s’organiser pour mener des activités traditionnelles de désherbage des pistes qui traversent le village (xhal).
A côté de ces activités, on peut voir des jeunes s’organiser en groupes appelés ‘’maal’’ pour conduire des activités d’entraide (a siim) facilitant ainsi les récoltes.
La conception de l’ASC dans le monde moderne est également retrouver avec les jeunes élèves qui passent leurs vacances scolaires dans les villages ( Regroupement d’une ASC lors d’un tournoi de football à Sandock (terrain non aménagé)) et qui à la fin des travaux champêtres déroulent de petits tournois inter villageois (navétanes).
D’autres activités culturelles sont bien connues dans la zone du fait de l’encrage de cette population dans les valeurs ancestrales.
On peut citer entre autre cérémonies le Ndut ( Le « Mbot » exhibé lors de la célébration de l’initiation des jeunes dans un village), célébration de l’initiation qui marque le passage à l’âge adulte, après la circoncision des garçons ; le mariage qui comprend le « ndut» des femmes ; le « Mboye » ou funérailles ; « le Khoy », est la cérémonie annuelle des grands maitres spirituels (Saltigués).
Toutes ces cérémonies constituent des moments de retrouvaille et de partage mais également de formation de la jeunesse aux valeurs de dignité, d’honnêteté, de partage, de savoir être et de savoir vivre.
La zone de Sandock a connu quelques programmes de développement Sanitaires qui ont été initiés depuis longtemps par l’Etat du Sénégal.
Ces programmes ont permis d’avoir des résultats notables notamment la création en 1975 du seul poste de Santé de la zone : le poste de Santé de Ndiarao.
Ce poste de Santé qui polarise tous les villages de la zone n’a commencé à fonctionner qu’en 1985 faute d’Infirmier qualifié et de local pouvant abriter les soins primaires.